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Qu’est-ce que la foi ?

Pour commencer, « Foi » est un mot dérivé du latin fides, qui signifie confiance et engagement. Nous pouvons donc déjà dire que la foi, c’est avoir confiance en Dieu et s’engager, lui faire une promesse, celle de l’aimer !

La bible dit à ce sujet : « La foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11:1).

foi en Dieu
Il faut croire en Dieu pour avoir la foi

Vous allez me dire mais comment avoir confiance en Dieu alors qu’on ne le voit pas ? Et bien Pour avoir la foi et donc avoir confiance, il faut avant tout croire ! C’est fondamental ! Lors de notre baptême, lorsque nous professons notre foi, nous commençons par dire : « Je crois ». Pendant la messe également lorsque les fidèles disent à voix haute le Credo « Je crois en Dieu… » dont les articles dépendent tous de ce premier.

Il faut pourtant reconnaitre que l’homme éprouve bien des difficultés à croire en Dieu avec la seule lumière de sa raison et qu’il est possible parfois de se poser des questions, ce qui est normal car nous gardons toujours notre liberté et notre capacité de jugement. C’est pourquoi, si vous avez encore du mal à croire ou si vous doutez de l’existence de Dieu, je vous invite à lire ceci.

La foi catholique peut être comprise facilement dans ses plus simples contours, mais elle contient une profondeur riche et belle pour quiconque souhaite l'explorer.

Pour conclure, la foi est la réponse de l’homme à Dieu qui se révèle et se donne à lui. Le désir de Dieu est inscrit dans le cœur de l’homme, car l’homme est créé par Dieu et pour Dieu ; Dieu ne cesse d’attirer l’homme vers Lui, et ce n’est qu’en Dieu que l’homme trouvera la vérité et le bonheur qu’il ne cesse de chercher.

Le passage de la Bible qui parle de la rencontre entre Jésus et Zachée en est le parfait exemple. Il y est dit que Zachée veut rencontrer Jésus et Jésus lui répond qu’il désire aller chez lui ! C’est donc la rencontre de deux désirs, celui de Jésus et celui de Zachée, même si le désir de Zaché, chef des collecteurs d’impôts, de rencontrer Jésus cachait un quelconque intérêt cela ne freine pas le Christ qui connaît exactement les motivations de Zachée, tout comme il connait les nôtres ! Lui seul peut sonder les cœurs !

Si le Seigneur attendait que notre désir de lui soit pur, il ne viendrait surement jamais... Au contraire, il se sert du moindre désir que nous avons de lui. Il purifiera ensuite notre désir.

A l’inverse si nous attendions d’être parfaits pour aller vers lui, nous n’irions jamais, ce si jolie texte l’explique très bien, il serait attribué à Saint Augustin !

« Je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton âme, la faiblesse et les infirmités de ton corps ; je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances. Je te dis quand même : donne-moi ton cœur, aime-moi comme tu es.
Si tu attends d’être un ange pour te livrer à l’amour, tu n’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu voudrais ne jamais connaître, même si tu es lâche dans la pratique de la vertu, je ne te permets pas de ne pas m’aimer.

Aime-moi tel que tu es. Je veux l’amour de ton cœur indigent ; si, pour m’aimer, tu attends d’être parfait, tu ne m’aimeras jamais. Ne pourrais-je pas faire de chaque grain de sable un séraphin radieux de pureté, de noblesse et d’amour ? Ne pourrais-je pas d’un seul signe de ma volonté, faire surgir du néant des millions de saints, mille fois plus parfaits et plus aimants que ceux que j’ai créés ? Ne suis-je pas le Tout-Puissant ? Et s’il me plaît de laisser pour jamais dans le néant ces êtres merveilleux et de leur préférer ton pauvre amour ?

Mon enfant, laisse-moi t’aimer, je veux ton cœur. Je compte te former, mais en attendant, je t’aime comme tu es. Et je souhaite que tu fasses de même. Je désire voir du fond de ta misère monter l’amour.
J’aime en toi jusqu’à ta faiblesse. J’aime l’amour des pauvres. Je veux que de l’indigence s’élève continuellement ce cri : « Seigneur, je vous aime ». C’est le chant de ton cœur qui m’importe. Qu’ai-je besoin de ta science et de tes talents ? Ce ne sont pas des vertus que je te demande ; et si je t’en donnais, tu es si faible, que bientôt l’amour propre s’y mêlerait : ne t’inquiète pas de cela.

J’aurais pu te destiner à de grandes choses : non, tu seras le serviteur inutile, je te prendrai même le peu que tu as, car je t’ai créé pour l’amour. Aime ! L’amour te fera faire tout le reste sans que tu y penses ; ne cherche qu’à remplir le moment présent de ton amour.
Aujourd’hui, je me tiens à la porte de ton cœur comme un mendiant, moi, le Seigneur des Seigneurs. Je frappe et j’attends, hâte-toi de m’ouvrir, n’allègue pas ta misère. Cela seul qui pourrait me blesser le cœur, ce serait de te voir douter et manquer de confiance.

Je veux que tu penses à moi à chaque heure du jour et de la nuit, je ne veux pas que tu poses l’action la plus insignifiante pour un motif autre que l’amour. Quand il te faudra souffrir, je te donnerai la force ; tu m’as donné l’amour. Je te donnerai d’aimer au-delà de ce que tu as pu rêver. Mais souviens-toi : aime-moi tel que tu es.
N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’amour, sinon tu n’aimeras jamais... »


Amen !